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Ce soir, toujours pas de scénario ni d’aide de jeu à vous proposer, pas même une critique de livre (encore que j’en aurais à dire !) mais je vais vous parler d’un autre jeu que j’ai eu l’occasion d’essayer à plusieurs reprises : Super Dungeon Explore.

Tadaaaaaaa

Super Dungeon Explore

C’est joli hein ? Et comme je vous le disais, plutôt kawai !

Mais qu’est ce que c’est au juste ? Déjà, c’est Edge, c’est une belle boîte bien remplie et si on trouve que le prix est plutôt haut (aux alentours de 80€ la boîte de base), faut reconnaître que le matériel est bien fait et qu’il y en a pas mal.

De quoi ça parle, comment ça marche ? En fait, c’est vraiment très simple ! C’est un jeu coopératif dans lequel vous incarnez divers héros (du palouf à la barbare en passant par le druide et autre voleuse) tous dotés de capacités spéciales et de 4 caractéristiques : Attaque/Défense/Volonté et Dextérité. Chacun possède un certain nombre de points de vie et la possibilité d’avoir un ou deux potions dont les effets varient selon le héros.
Chacun choisi son héros et s’apprête alors à entrer dans le donjon.

Pour y faire quoi ? Et bien le méchant Consul a disposé dans le donj’ plusieurs Piliers d’Invocations par lesquels va sortir une horde d’ennemis tous plus sanguinaires les uns que les autres. Et les héros, bah vont devoir montrer qu’ils en ont et se ruer à l’intérieur pour détruire aussi vite que possible tous les piliers.

Très simple en apparence. Des héros d’un côté, le Consul de l’autre, détruire les piliers ou se faire détruire.

Mais en fait, c’est très stratégique, et croyez moi, pas si simple à réaliser que ça en a l’air. Parce qu’il va vous falloir être rapides et coordonnés. Et chanceux… Oui, parce que c’est quand même un élément très important du jeu, si les dés ne sont pas avec vous, vous n’allez pas faire long feu !

Mais ne vous y trompez pas, j’ai passé d’excellentes heures à pousser mes petits personnages pour tenter de fracasser ces maudits piliers !

Mais j’avoue n’avoir jamais réussi à battre le Consul… Il faut vraiment être très très rapide et ne pas perdre de temps si vous voulez avoir une chance de vous en sortir, croyez moi.

Un des aspects des plus intéressant dans ce jeu, est la gestion du temps et des ennemis. Chaque dégât provoqué ou reçu fait déplacer des compteurs. L’un de ces compteurs vous permet de gagner du butin, le plus souvent des objets dont vous pouvez vous équiper ou que vous pouvez (devez même) proposer au groupe (c’est quand même coop, faut pas l’oublier, et plus qu’utile !!!). Vous pouvez équiper jusqu’à 4 objets par personnage.

Le second compteur permet au Consul de passer du mode « 8 bits » au mode « 16 bits ». Et pourquoi je vous parle de bits ? Quel rapport avec le donjon ? C’est que justement, tous les héros sont inspirés de divers héros de nos vieux jeux vidéo qui tournaient sur nos vieilles consoles 8 ou 16 bits (et oui les jeunes ! on a joué avec des consoles 8 bits nous autres, et on trouvait ça génial !!! :p). Nos héros donc ressemble à nos héros de consoles, les monstres aussi d’ailleurs, mais dans un aspect modernisé tout de même.
Et le passage du mode 8 bits au mode 16bits, en gros, comme dans nos anciens jeux, sert à refléter un changement de niveau dans la difficulté. On passe du mini boss au vrai boss…

Et là, ça fait mal !

Bref, un jeu facile à aborder, règles très simples, mais qui s’avère très difficile à maîtriser, ce qui vous promet je pense, de nombreuses heures de combats passionnés.

En bonus, quelques photos des figurines des héros du jeu, peintes par mon excellent ami Mishiru (du clan du Neko pour ceux qui se demandent). Ça devrait vous donner une bonne idée du visuel en plus de vous montrer qu’il est bon en peinture 😉

Comme d’habitude, les commentaires sont les bienvenus.

Palouf SDE Voleuse SDE

mon préféré :p

mon préféré :p

Barbare SDEMagicienne Feu SDEDruide Zen SDEDruide Fâché SDEla bonne soeur et son halo divin

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Et oui, car comme il arrive que parfois les circonstances font qu’on ne peut pas faire de JDR, on a toujours l’occasion de se rabattre sur du Jeu de Plateau. Et j’avoue que de temps en temps, ça change un peu et ça fait pas de mal. D’autant que ces derniers temps, j’ai eu l’occasion d’en essayer plusieurs, tous dans un style bien distinct donc vu que je dispose d’un tout petit peu de temps, je vais déjà vous parler du dernier en date, Space Alert.

Alors les connaisseurs, faut-il le dire, connaissent sans doute déjà, mais pour ceux qui pratiquent rarement, ça pourrait vous intéresser.

Il s’agit d’un jeu d’un auteur assez connu et prolifique qui répond au nom de Vlaada Chvátil. Et vu le titre, on se doute que ça parle d’un truc dans l’espace et si on parle d’alerte, c’est qu’il y doit y avoir de l’urgence à gérer se dit-on.

Et on a bien raison !

Mais avant d’aller plus loin, pour parler d’argent, on trouve le jeu neuf à des prix allant de 35 à 45€ sur le net.

La boîte, elle, ressemble à ça :

space-alert-boite

Visuellement, je trouve que ça met déjà pas mal dans l’ambiance, à savoir : vous êtes un équipage envoyé dans l’espace (tiens donc ?) avec pour simple mission de maintenir le vaisseau en état de marche pendant que celui-ci procède automatiquement à tout un tas de relevés, d’analyses et cartographie le secteur où vous vous trouvez.

Évidemment, vous vous doutez bien que si on vous envoie vous assurer du bon état de marche de l’engin, c’est qu’il doit y avoir des probabilités pour que ledit état de marche dégénère plus ou moins rapidement. Et là encore, vous n’aurez pas tord !

Parce que vous allez devoir en faire des choses pour gagner une partie ! Et là, on en vient à ce qui fait tout le charme de ce jeu à mes yeux !

En effet, il faut déjà savoir que c’est un jeu coopératif. C’est à dire que tous les joueurs travaillent ensemble à la réussite de la mission, pas de chacun pour soit. Et ça, j’aime bien, comme ça on peut même jouer avec des mauvais perdants 😀

Ensuite, quand je parlais d’ambiance, je vous assure qu’avec un minimum de mise en scène vous allez vite vous y plonger sans vous en rendre compte. Car le jeu se joue à l’aide d’un CD (fourni dans la boite, cela va de soit, mais vaut mieux le préciser).

Enfin, dernier élément qui contribue à en faire un excellent jeu, c’est que grâce à ce CD, vous allez être confrontés à toute la partie hasard du jeu. Alors, oui, j’en vois des sceptiques là dans le fond. Je les entend presque « comment avec un CD tu peux intégrer du hasard dans un bête jeu de stratégie où en plus tout le monde joue ensemble ? »…

Et bien c’est là qu’est la subtilité et la touche particulière du jeu : vos parties vont se dérouler en deux phases. L’une sera une « phase de planification », l’autre une phase de « réalisation de ce qui a été préalablement planifié » et qu’on appellera « phase de réalisation ».

Le CD servira pendant la « phase de planification ». En effet, chaque piste dure 10 mn, pas une seconde de plus, et elles mettent l’ambiance car ce n’est pas de la musique que vous entendrez, mais bel et bien l’ordinateur central de votre vaisseau qui vous annoncera la progression de la mission, mais aussi et surtout, l’apparition de diverses menaces ou avaries concernant le vaisseau et donc son équipage ! Et c’est là que le hasard intervient puisque les menaces sont représentées par des cartes tirées au hasard et d’une valeur d’opposition plus ou moins forte.

 

Votre rôle, et celui de l’équipage, sera donc de coordonner vos actions pour s’assurer que les menaces soient au mieux détruites, tandis que le vaisseau subira le moins de dégâts possible, le tout en gérant qui les tirs de canon laser, des torpilles ou du canon à impulsion, qui l’approvisionnement en énergie des boucliers, des canons ou même du réacteur principal, qui le bon état de l’ordinateur, bref, beaucoup de travail pour 5 joueurs au maximum. Le tout, je le rappelle, pendant une phase de 10 mn pile poil où les événements s’enchaînent et où il faut adapter sa stratégie au plus vite.

Vient ensuite la « phase de réalisation », ou cette fois, vous mettez en pratique ce que vous avez planifié juste avant. Et là, on se rend bien compte que planifier n’est pas exécuter ! Et quand, juste avant le moment fatidique où l’énorme vaisseau ennemi est sur le point d’atomiser le vôtre, quand votre personnage va actionner le canon laser et que ça fait juste « clic » parce que la planification a été manquée, que vous vous rendez alors compte qu’il n’y a plus d’énergie pour faire sauter l’ennemi à la dernière seconde, là je vous assure que vous y êtes dans le vaisseau !

 

Vous l’aurez compris, un gros coup de cœur de ma part et une certaine hâte de retenter la dernière mission qui a été un de ces échecs qu’on peut qualifier de « à la con », juste parce qu’on a pas eu de chance à un moment.

Me voilà à la fin de mon article et je me rend compte qu’emporté par mon élan, je n’ai pas parlé du contenu de la boîte. Et bien sachez que vous en aurez pour votre argent ! Car elle est bien remplie et que le matériel, bien que simple, est plutôt de bonne qualité. On pourrait, pour titiller, dire que les personnages auraient peut-être pu être un peu plus gros/grands, que l’aspect du vaisseau est peut-être un peu trop style 60’s, mais pour ma part, les reproches se limiteront à ça.

Pour le visuel, voici deux autres photos glanées sur le net :

Space_Alert_ouvert

et

spacealert2

Vous l’avez testé vous ? Quelles sont vos impressions ?