Barry Barrison et l'héritage de Tarford Castle, illustration de Sélène Meynier

Barry Barrison et l’héritage de Tarford Castle, illustration de Sélène Meynier

Voilà longtemps que le Shoggoth n’a pas trainé ses appendices sur le clavier pour vous livrer quelque réflexion. Je vais donc remédier à cela et profiter de la promesse donnée à un ami pour faire d’une pierre deux coups.

Ainsi, j’ai décidé de vous parler de « Barry Barrison et l’héritage de Tarford Castle » de monsieur Philippe Pinon.

Critiquer le texte d’un ami n’est jamais chose aisée. On se demande si on ne sera pas trop exigeant, ou à l’inverse si on ne donnera pas l’impression de passer la brosse à reluire. Philippe et moi nous sommes donc mis d’accord : je dois dire ce que je pense, que j’apprécie ou non. L’idéal étant comme dans toute critique, d’apporter un argumentaire (après tout, on a le droit de ne pas apprécier un texte).

C’est donc ce que je m’apprête à faire dans les lignes qui vont suivre. Suivez le Shoggoth.

L’objet tout d’abord : petit format (mais pas poche) à couverture souple de 230 pages environ, il est édité chez Rivière Blanche dans la collection Anticipation Fiction. La couverture réalisée par Sélène Meynier présente un lord anglais vêtu dans le style du très connu Sherlock Holmes. Il s’avance, comme s’il souhaitait sortir de la couverture, drapé de brume. A l’arrière-plan, on distingue la silhouette d’une bâtisse imposante dans la nuit. Sans doute s’agit-il de Tarford Castle.

Ma première impression au moment de la découverte de cette couverture est une furieuse envie de m’installer sur mon canapé avec une tasse d’un délicieux Earl Grey. C’est plutôt bon signe, mais j’ai appris à me méfier de la couverture d’un livre et il y a longtemps que je n’achète plus de livre en fonction de ce critère.

Vient ensuite le moment de mon rituel : j’ouvre le livre et fais rapidement défiler les pages. Je sens la texture du papier, apprécie sa couleur, hume cette odeur caractéristique qu’ont les livres neufs.

Ici, pas de surprise : pour avoir eu l’occasion de tenir plusieurs exemplaires de livres estampillés Rivière Blanche, la qualité est là. Pas d’odeur désagréable, de page mal coupée ou colée, la reliure ne s’abîme pas à la première ouverture.

Très vite, je tombe sur quelques vignettes issues d’une BD. Je me souviens que Philippe m’a expliqué qui était Barry Barrison, né sous le crayon de Luciano Bernasconi.

Reste à découvrir l’histoire. Ou plutôt LES histoires ! Car ce sont pas moins de quatre nouvelles qui vous attendent.

Pour éviter de dévoiler les intrigues, je n’entrerai évidemment pas dans le détail des enquêtes. Comme le dit la quatrième de couverture, Barrison est noble de naissance et il se sert de ses talents de déduction hors norme pour résoudre diverses enquêtes, comme son homologue cocaïnomane.

Autrement dit, on entre dans une catégorie de polar très particulière : le lecteur a ici en principe tous les indices récoltés pendant l’enquête et il est, en théorie, capable de démasquer l’assassin en même temps que le héros, quelques pages à peine avant la fin. Sauf qu’en générale, nous autres pauvres humains ou shoggoths n’y arrivons pas souvent. Sinon, je pense qu’on irait tous bosser pour le Yard.

Bref, un genre particulier donc, pour ses lecteurs, mais aussi pour l’écrivain. Il est en effet très difficile de bien écrire ce genre de texte et surtout de bien le conclure : il faut fournir les indices sans qu’ils ne dévoilent de dénouement mais celui-ci doit se faire en présence de tous les acteurs de l’intrigue, et surtout, il doit arracher au lecteur le fameux « bon sang mais c’est bien sûr ». Et il ne faut donc pas que la solution « tombe du ciel » avec une déduction tirée d’indices dont le lecteur n’a pas connaissance.

De ce côté-là, soyez rassurés, Philippe Pinon a parfaitement maîtrisé son sujet.

Alors, oui, je le dis comme je le pense, je ne brosse pas dans le sens du poil. J’ai tout simplement adoré chaque moment de ma lecture. Il arrive qu’avec ce genre littéraire, le style soit un peu ampoulé, que certaines longueurs emplissent plus de pages qu’elles n’apportent à l’histoire. Ici, rien de tout ça. Les personnages sont dotés de caractère et d’une personnalité propre, les dialogues bien menés.
Du côté des intrigues, j’ai eu l’immense plaisir de découvrir un clin d’œil à un auteur dont j’admire tout particulièrement la création (si vous ne voyez pas de qui je parle, regardez à nouveau mon pseudo). Cela ne suffit évidemment pas à rendre bon un livre à mes yeux, mais je reconnais que j’adore ça. Dans leur construction, les intrigues sont simples mais l’intérêt réside surtout dans l’enquête. Le déroulement est logique, encore une fois, pas de déduction improbable, et le dénouement vous tire bel et bien ce « Mais oui ! J’aurais dû m’en douter ! ».

Je ne donne pas de note, mais si je le devais, elle serait excellente. Et preuve que le texte est bon, je viens d’apprendre qu’il y a quelques jours à peine, Barry Barrison et l’héritage de Tarford Castle a été nominé au prestigieux Prix  Masterton  !

Pour un « jeune » auteur comme Philippe Pinon, c’est la marque d’un talent certain. De mon côté, je sais déjà que je le suivrai avec une grande attention.

Les réseaux sociaux ont ceci de bien : ils permettent parfois de réellement mettre des gens en relation, d’échanger de points de vue, des souvenirs… C’est justement au cours d’une discussion sur l’un des nombreux groupes facebookiens ou je traîne mes tentacules que le souvenir d’un jeu complet paru dans un très confidentiel magazine au milieu des années 90 (et oui…) est remonté. Ledit jeu permettait à l’époque d’incarner ces fameuses bestioles que nous avons tous trucidées à tour de bras : des orques, des gobelins et autres trolls.

Après une difficile enquête à laquelle se sont joints plusieurs investigateurs, dont certains de renom, votre serviteur est parti explorer les strates oubliées d’un amas archivesque connu de lui seul au cours de fouilles minutieuses.

Il est ressorti de l’enquête un nom : Monstruosités Monstrueuses. Un jeu de rôle inédit d’Hichan et superbement illustré par Goby. Ce jeu est paru dans la revue Autres Mondes n°3, en 1995.

Muni d’informations parcellaires (le titre du jeu, et une vague idée du nom du magazine), j’ai donc entrepris une fouille méthodique qui m’a permis d’exhumer ce qui doit être un des rares exemplaires de ce jeu complet en 28 pages noir&blanc. Après un exposé des règles de la page 3 à la 14 (création de personnages, baston, magie, xp…) on enchaîne sur un scénario palpitant (pages 15 à 27) où les PJ doivent enlever une princesse et tuer son prince charmant. Le livret se clôt sur la fiche de personnage à photocopier en page 28.

À la demande de quelques membre du groupe, je vous propose donc un lien vers un pdf (de qualité très moyenne je le concède, le livret a vécu et subi plusieurs déménagements…) de ladite pépite rôlistique.

Ne sachant comment contacter ni l’auteur ni l’illustrateur de ce jeu, je les prierai s’ils tombaient par hasard sur cet article, de bien vouloir me signaler si ils sont opposés à cette publication et mise à disposition gratuite. Mon intention n’est aucunement de les léser, simplement de faire partager une de ces petites et trop peu méconnues pierres qui ont permis la construction du monument qu’est devenu le jeu de rôle (oui je sais, monument… ).

Voici donc sous vos yeux ébahis, l’excellent et trop méconnu Monstruosités Monstrueuses !

 

Après le Collège Impérial de Magie, je vous propose maintenant de découvrir un autre pan mythique de l’Empire du Dragon : l’Ordre des Gardiens Dorés, qui regroupe les plus vaillants et courageux paladins de l’Empire.

paladin_by_director_16-d5yymu8 deviantart.com

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deviantart.com

Ainsi, si un de vos joueurs s’interrogeait sur ce qu’est cet Ordre, comment il est organisé, quelles sont ses missions, et que vous ne saviez pas trop répondre, vous serez désormais incollables ! Ou vous pourrez juste vous inspirer de cette aide de jeu pour créer votre propre Ordre. Comme ma précédente aide de jeu, celle-ci sera certainement appelée à évoluer et s’étoffer. Plusieurs descriptions de PNJ, d’artefacts et des idées d’aventures liées à l’Ordre des Gardiens Dorés devraient y être ajoutées prochainement.

Des commentaires ? Des suggestions ? N’hésitez surtout pas ! Vous souhaiteriez que je vous propose une aide de jeu sur un point précis ? Dites toujours😉

edit : le fichier a été mis à jour avec une nouvelle maquette entièrement réalisée par mon ami le Scriptorium Ludique. Si vous souhaitez lui transmettre vos félicitations, vous pouvez également le faire. Merci encore Tony !

Afin de fournir un peu de matière à mes joueurs pour la création de leurs personnages, j’ai commencé la rédaction de plusieurs descriptifs d’éléments de mon Empire du Dragon.

Parmi ceux-ci, le Collège Impérial de Magie d’Horizon.

Magic_academy_by_ZP_ZHANG

Magic_academy_by_ZP_ZHANG http://zp-zhang.deviantart.com/

C’est pour l’instant assez sommaire, et ce sera sans doute étoffé d’ici quelques temps, avec de nouveaux lieux, des PNJ, etc, mais si dans l’état ça peut vous inspirer, n’hésitez pas ! (si d’ailleurs quelqu’un connait une banque d’images libres de droits ou souhaite m’offrir quelques illustrations pour rendre un peu moins austère ce doc, je suis preneur ! ^^)

J’ai également dans les tuyaux une description d’un Ordre de Paladins du Grand Dragon Doré (avec quelques pistes d’intrigues que vous pourrez développer), et un petit truc sur les Gnomes dans l’Empire et plus particulièrement à Glitterhaegen (vu qu’un de mes PJ est un Palouf et que mon mage est justement un Gnome… ).

Toute remarque et/ou suggestion est comme d’habitude la bienvenue.

Donc restez attentifs !

Edit: une petite mise à jour avec la nouvelle maquette réalisée par l’excellent Scribe Ludique ! Merci à lui pour son travail une fois de plus remarquable.

Alors que les pré-commandes ont tout juste démarré en France (enVO) pour le Bestiaire du jeu 13ème Âge (édité chez nous par le 7ème Cercle et au USA par Pelgranne Press) et que l’écran en VF se fait toujours attendre, certains Meujeus se demandent ce que sera l’avenir de la gamme en français. La nouvelle version du célèbre Dragon approche à grands pas, et après le succès mitigé de DD4 (chez nous du moins), on peut se demander quel est l’intérêt de ce 13ème Âge.

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Je ne vais pas entrer dans le détail de ce que j’apprécie dans ce jeu, mais plutôt m’adresser à ceux qui le connaissent déjà, en particulier, vous, les Meujeus, en mal de matériel.

Si dans son pays d’origine le jeu mobilise une communauté active, ce n’est pas encore le cas en France (ni chez nos voisins francophones, je ne vous oublie pas les amis). Si vous êtes anglophones, je vous invite donc à rejoindre Vault of the 13th Age. Vous y trouverez de nouveaux talents/dons/sorts, quelques exemples de Particularités, de nouvelles Classes pour vos héros et j’en passe.

Vous pourrez aussi et surtout y découvrir toutes sortes d’aides de jeu, des scenarii et des cadres de campagne… bref, des trésors.

Sauf que si votre niveau d’anglais est plutôt moyen, ça ne va pas être franchement simple.

Ainsi, même si le mien est loin d’être excellent, j’ai pris la liberté de contacter Baz Stevens, le bloggeur américain qui a rédigé l’excellent « Knee Deep« . Le très sympathique Baz m’a donné son autorisation pour traduire son travail et le mettre à disposition gratuitement pour les Meujeus francophones.

Je vous propose donc « Jusqu’au cou… à Juskojnou« , un cadre d’aventures de palier « Aventurier » (niveaux 1-3) pour 13ème Âge, de Baz Stevens.

Attention, je suis loin de maîtriser la langue de Shakespeare et il est plus que probable que certains passages diffèrent légèrement de l’idée d’origine. J’espère ne pas avoir trop écorché le texte de Baz et réclame votre indulgence pour cette traduction juste pleine de bonne volonté à défaut de grande compétence. Si vous remarquez des erreurs, des fautes de frappe et autres, n’hésitez pas à me prévenir, je rectifierai en conséquence. De même, le texte n’a pour l’instant encore aucune illustration; celles d’origine seront ajoutées dans un avenir proche.

D’une façon générale, tout commentaire et critique constructive seront approuvés, alors… lisez, et surtout, JOUEZ😉

Et je vous annonce dors et déjà que j’ai l’autorisation d’un autre auteur pour la traduction d’un scénario complet, donc signalez-vous si l’aventure vous intéresse.

 Edit: une petite mise à jour avec la nouvelle maquette réalisée par l’excellent Scribe Ludique ! Merci à lui pour son travail une fois de plus remarquable.

« Savoir s’étonner à propos est le premier pas fait sur la route de la découverte » disait Louis Pasteur.

Et étonné, je n’ai pas manqué de l’être lorsque j’ai eu la chance de faire la rencontre de M. Gabriel Thomas. Si ce nom ne vous dit peut-être rien, il rappellera sans doute à certains un recueil de nouvelles sorti chez les éditions Orygins sous le nom de R.I.P. Gabriel est en effet l’auteur de « L’intrus », l’une des dix nouvelles destinées à présenter des pistes d’intrigues et diverses facettes de l’univers du jeu Rest Is Prohibited. Et même si je compte bien vous parler à la fois du jeu et du recueil, ce n’est pas aujourd’hui le sujet que je souhaite aborder.

Car si l’homme a plusieurs casquettes, c’est de l’étonnant petit bijou qu’est sa création dont j’aimerais vous dévoiler quelques mystères. Joueur depuis plus de quinze ans maintenant, meneur sur plusieurs jeux, Gabriel s’est vite rendu compte que des histoires, il en avait beaucoup à raconter, et de fil en aiguille, au fil de ses collaborations rôlistiques, une idée a germé pour évoluer et aboutir au projet Aegyptus.

Aegyptus, c’est le projet d’une histoire, de l’Histoire même. Le thème, vous l’aurez compris, est celui de l’Egypte Ancienne. Vaste et passionnante, cette période est riche d’événements qui ont marqué durablement les civilisations et si elle a été effleurée dans d’excellents jeux comme Nephilim, Gabriel nous donne ici l’occasion de prendre pied au cœur d’intrigues menées à l’ombre de tombeaux aujourd’hui ensevelis, de croiser des personnages aussi illustres que Ramsès II ou Néfertiti, de vivre de palpitantes aventures sur les rives du Nil…

Couv Aegyptus

Clin d’œil à Nephilim justement, vous y incarnerez un personnage évoluant de la période pré-dynastique à la mort de Cléopâtre. A l’origine Génies, sortes de Demi-Dieux, déchus de vos pouvoirs et bannis pour avoir trahi Osiris, vos héros seront en quête de rédemption pour tenter de retrouver leur condition, se réincarnant au fil des époques, jusqu’au moment où vous aurez purifié votre âme.

Le choix d’une période de jeu s’étalant sur près de 30 siècles permet au meneur d’utiliser divers arcs narratifs et ainsi de mener une campagne dans la période de son choix ou au contraire, se déroulant à diverses dates clefs de l’antiquité égyptienne. Les possibilités sont immenses dans un tel contexte de Fantasy Historique !

Et si ce cadre de jeu ne suffit pas à vous surprendre, laissez-vous tenter par son système unique.

Partant du constat simple (mais encore fallait-il le faire) que les joueurs et leur Meujeu dialoguent souvent entre eux à l’aide de données chiffrées pour évaluer des niveaux de difficultés, de qualités de réussites ou de compétences de leur personnage.

Parallèlement, un second constat a fait prendre conscience à Gabriel que de nombreux jeux utilisent diverses sciences ésotériques en tant qu’outils, ne les intégrant que rarement pleinement dans le système même du jeu. Nous connaissons tous des jeux qui évoquent les tarots de cartomancie, l’astrologie, etc.

Mais à priori, aucun n’utilise la numérologie…

Fort de ces deux constats, l’auteur a donc intégralement créé un système basé sur le nom, le surnom et la date de naissance d’un personnage. A partir de ces simples éléments, il peut ainsi définir des données chiffrées qui donneront vie à votre alter-ego. L’utilisation même des noms dans Aegyptus se justifie par la coutume propre à l’Egypte antique de donner un immense pouvoir aux « Noms ». Nommer quelque chose vous donne un pouvoir sur celle-ci, lui donne vie en quelque sorte. Et à l’inverse, effacer un nom peut apporter malédiction à celui qui se voit refuser d’exister.

La feuille de personnage d’Aegyptus comporte donc une roue sur laquelle sont reportées diverses caractéristiques. Les dés, viendront se placer sur cette roue, et selon leurs résultats, vous permettront d’améliorer vos chances de succès en s’y déplaçant.

Si au premier abord le système peut sembler complexe, pour l’avoir testé en convention, je peux vous garantir qu’en moins de cinq minutes, TOUS les joueurs autour de la table ont parfaitement compris les règles et ont su lire et modifier leurs jets sans aide (et certains joueurs découvraient le jeu de rôle). Évidemment, le jeu en convention ne se jouant pas de la même manière qu’en campagne, toutes les fonctionnalités de la Roue n’ont pas été utilisées, notamment le système d’Expérience, mais l’auteur nous a offert durant cette partie une vraie découverte, tant de son jeu que de son système.

L’autre point fort de ce jeu est que, même si l’on n’est pas comme moi, amateur de l’antiquité égyptienne, un joueur totalement fermé à l’Histoire trouve vite ses repères : la cosmologie de l’univers, sans être simpliste, est relativement simple à aborder et à présenter. Le joueur peut dès lors facilement se plonger dans l’intrigue et se concentrer sur son jeu.

Ai-je à mon tour réussi à vous étonner ?

En tout cas, si vous souhaitez en découvrir un peu plus sur Aegyptus, discuter avec son auteur, l’homme est très accessible, et comme beaucoup de passionnés, passionnant. Il sera encore présent sur de nombreuses conventions où vous pourrez également tester ce fantastique jeu.

Je ne manquerai pas de vous informer des nouvelles dates dès que je les connaitrai.

Dernière info exclusive : un kit de démo est en cours de préparation, je vous préviendrai de sa sortie quand il sera bouclé !

A votre tour venez découvrir les secrets et les légendes qui entourent le Nil et les déserts qui le bordent…

Illus Aegyptus

Les nombreux Jeux de Rôle qui existent ou ont existé ont pour ambition de nous permettre de nous immerger dans d’autres mondes, d’autres univers, pour y jouer des personnages que nous ne sommes pas, du plus plausible au plus fantasmé. Ces personnages ont une forte tendance à vivre des aventures qui vont de la plus horrible rencontre possible avec une bande de Profonds à des quêtes épiques dont l’héroïsme ferait pâlir même certains super-héros.

Le but de tout ceci est de nous divertir, de nous amuser, à plusieurs, autour d’une table, parfois en Grandeur Nature, à l’aide de règles plus ou moins complexes, de statistiques plus ou moins précises.

 Bref, le but, c’est de passer de bons moments avec plusieurs amis.

 Et dans cette variété de JDR qu’on nous propose depuis maintenant 40 ans (sic !), certains se démarquent. De par leur concept, leur système, leur ambiance, leur charge émotionnelle… Vous le savez, si j’avais plus de temps pour jouer, ou ne serait-ce que lire des livres de JDR, je le ferais avec un immense plaisir tant il existe des jeux qui peuvent potentiellement me plaire. Et dans ces jeux à très fort potentiel, j’en ai récemment découvert un qui m’a plu dès l’annonce du pitch. Après avoir questionné son auteur, je vous livre maintenant quelques informations sur ce qui sera un de mes coups de cœur.

 Il s’agit du très prometteur Insectopia !

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Développé à l’origine par Mr Florent Moragas, le jeu relève le défi de vous proposer d’incarner quelque chose que vous n’auriez probablement jamais imaginé jouer : des insectes !

 Imaginez : les insectes ont évolué, se tiennent désormais debout, maîtrisent leur environnement. Ils ont fondé une civilisation avec ses propres codes, ses différents, ses alliances et ses intrigues. Elle a évolué, s’est cultivée, s’est, à l’image des hommes, intéressée à ce qui existait avant. C’est ainsi que dans le monde d’Entoma, des vestiges ont été découverts. Les traces de Dieux ayant vécus plusieurs centaines de milliers d’années ont été mises au jour.

De nouvelles croyances sont nées de ces découvertes, ainsi que de nouvelles technologies.

Mais étrangement, une nouvelle maladie a également fait son apparition. Elle corrompt les êtres, les fait muter, puis mourir.

 Et VOUS incarnez un insecte. Fiez-vous à vos phéromones, utilisez votre carapace comme un bouclier, volez au secours de vos amis, commandez à des hordes d’ouvriers non évolués, mordez, percez, crachez de l’acide, l’expérience sera sans limite. Parmi la vingtaine de races disponibles, vous aurez à choisir celle qui aura votre préférence. De même, une vingtaine de métiers ont été élaborés. A vous la maîtrise d’outils, d’armes, de magies (il en existe 6 types différents, bien spécifiques)… A vous de démêler les intrigues qui agitent les cités qui se sont tournées vers les Dieux retrouvés que l’on nomme Titans ou leurs opposants.

 Entoma est un monde complexe qui pourra vous permettre de mener des enquêtes subtiles, où les combats prennent une dimension particulière.

 C’est d’ailleurs l’un des points forts du jeu : son système. Ici, pas de cartes ni de dés, mais un système vraiment très ludique et novateur, fluide, efficace autant dans les interactions sociales que dans les scènes de combat. Je ne peux vous en dire plus pour l’instant à ce sujet, mais pour avoir eu l’occasion d’assister à une partie, je vous garantis un système où le hasard a sa place, mais certainement pas sous la forme que vous pourriez imaginer…

 Vous comprendrez qu’il fallait un passionné d’entomologie pour avoir l’idée d’un tel projet, et que ce projet ne pouvait que fédérer autour de lui de bonnes volontés. C’est ainsi que se sont jointes sept autres personnes à Florent Moragas et que s’est créée l’association Somni Semen qui a pour vocation de développer ce jeu.

 Auto-édité, le livre de règles d’environ 300 pages bénéficiera d’un crowfunding qui sera probablement lancé dans le dernier trimestre 2014 pour une sortie prévue courant mars 2015.

 J’ai eu l’honneur d’avoir un aperçu de quelques illustrations, et si l’idée d’incarner un insecte peut vous paraître étrange, attendez de voir à quoi pourrait ressembler votre fière guerrière Apis ou votre Myrmide ! Vous n’aurez alors qu’une seule envie : parcourir le monde d’Entoma et découvrir ses nombreux secrets.

 Un kit de démo est en cours de finalisation et devrait être disponible d’ici six mois sur le site du jeu. Selon les résultats de la campagne de financement, plusieurs suppléments sont déjà prévus mais je vous en reparlerai certainement !

D’ici là, n’hésitez pas à aller rencontrer l’auteur ou ses compagnons d’aventures et découvrir ce jeu sur les différentes manifestations. Ils seront à :

Ludesco du 7 au 9 mars, à la Chaud de Fonds
Jeux en Boucles les 19 et 20 avril, à Besançon
Convention des Stratèges Cathares, du 9 au 11 mai, à Béziers
aux Chimériades le même weekend
et enfin au Play with Meuh, du 16 au 18 mai, à Besançon.

Pour les dates estivales, n’hésitez pas à surveiller le site du jeu, et pour la rentrée, vous pourrez retrouver Florent
aux Octogones, du 3 au 5 octobre
et au Festival en Jeux les 15 et 16 novembre en Belgique

Le Shoggoth

 

Il y a des lieux que les rôlistes aiment fréquenter. En dehors des tables de jeu j’entends. Et la Toile fourmille de ces lieux où chacun y va de son expérience, de son commentaire ou de sa question. Il y aura d’ailleurs probablement dans ce blog une section dédiée à ces lieux dès que j’aurai eu le temps de m’y consacrer.

Mais je voulais aujourd’hui vous donner rendez-vous dans un lieu qui a récemment ouvert ses portes et qui ne demande qu’à vous accueillir. Il s’agit d’une auberge où il fait bon échanger et elle est tenue par une Figure du monde rôliste. Alors au cas où vous n’y seriez pas encore allé, je vous y encourage très fortement !

Il s’agit de l’auberge « Au Kerlaft Loquace », tenue, vous l’aurez compris, par le bon et néanmoins célèbre Kerlfat. Vous y trouverez plein de bonnes choses et si cela ne suffit pas, un forum vous permettra de discuter encore de votre loisir préféré.

Alors entrez, asseyez-vous confortablement pour écouter les chansons qui vantent les exploits de nombreux héros valeureux pendant que je cours vous chercher une Bugman bien fraîche. Venez nombreux, il y a de la place pour tout le monde !!!

banner-kerlaft

Chers amis, j’ai aujourd’hui envie de vous faire une confidence. Une confidence sur une nouvelle pépite qui s’annonce. Ce sera à coup sûr pour moi un coup de cœur, et je ne doute pas que nombre d’entre vous craquent aussi.

Imaginez : votre personnage est assis avec plusieurs de ses amis dans l’arrière salle d’un bar de motards. Les notes de ‘’I gotsta get paid’’ des ZZ Tops vous parviennent au travers de la cloison. La fumée de plusieurs cigarettes flotte à quelques centimètres du plafond tandis que des mégots gisent dans des vieux pistons retournés posés entre deux canettes sur la table. Vos mains sentent la graisse de moteur, votre blouson en cuir marqué du sigle du Club grince sur le siège… Dans la lumière tamisée, le Président pose la question que tout le monde attend :

–          Alors… Est-ce qu’on prend ce job ou pas ? Si on le fait, les Ravens vont croire qu’on veut leur prendre une part de leur taf. Les relations sont déjà tendues avec eux alors il faudra s’attendre à du grabuge.

Voilà qui pourrait être une scène que vous pourriez vivre si vous aviez l’occasion de jouer au futur et génial 1%.

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Vous l’aurez compris, l’univers sera celui de ces clubs de motards américains qui vivent très en marge des lois et chevauchent avec fierté de rutilantes motos Harley Davidson qu’ils ont bien souvent customisé eux-mêmes. Si vous connaissez la série ‘’Sons of Anarchy’’, vous n’aurez aucun mal à imaginer à quoi ressemble cet univers qui possède ses propres règles, ses codes. C’est un monde à part, un monde violent où la camaraderie est poussée à l’extrême, où le Club passe avant le reste et où les rivalités entre Clubs deviennent des guerres de gangs mortelles.

Il fallait un système à la fois fluide et particulièrement létal pour retranscrire jusqu’aux jets de dés cette violence latente. Et ce n’est pas tout à fait un inconnu qui s’est attelé à sa création. Si vous avez, comme beaucoup, parcouru le cerbere.org, ou que vous connaissez un peu l’univers d’Amnesia 2K51, voire même si vous avez déjà généré sur l’excellent generation-jdr.fr,  alors vous aurez déjà approché les créations de Monsieur Steve ‘’Killmort’’ Goffaux.

Cet homme a réussi à mettre au point un système qui colle parfaitement à l’ambiance des guerres de Clubs. Cela lui aura pris plusieurs mois, de nombreuses parties tests avec près de deux cents joueurs différents, de nombreux tâtonnements et ajustements, mais il a réussi. Je ne peux en dévoiler plus pour l’instant mais vous devriez pouvoir gérer à peu près toutes les situations que vous pourriez rencontrer : de la négociation aux courses poursuites endiablées, sans parler des bastons ou des échanges de coups de feu au beau milieu de la bourgade paisible qui constituera votre décor…

L’accent a d’ailleurs été mis sur certains détails de manière à ce que les courses ne se résument pas à ‘’qui a la meilleure bécane’’, comme me l’a confié Steve ‘’Killmort’’, ‘’il faut aussi une paire de c*** pour la conduire’’. Et si la fuite n’est pas possible, le système permet de donner aux bastons une dimension tactique intéressante : dans 1%, n’espérez pas encaisser douze balles avant de tomber… Une seule suffit bien souvent !

Soyez donc rassurés, pour l’action, tout est prévu ! Mais heureusement, tout ne se résoudra pas à coups de surin et vous aurez tout loisir pour customiser votre chopper, participer à des concours de customs, voire même vous éclater à enfumer tout le monde dans des concours de burns endiablés. Du moins si les complots entre Clubs vous en laissent le temps, sans compter les diverses forces de police du comté, l’ATF et autres feb’s…  

Annoncé officiellement en 2013 à Troll et Légendes, 1% devrait voir le jour chez Pulp Fever très prochainement. Et si vous vous demandez comme moi d’où vient ce nom, cherchez du côté des manifestations de Hollister en 1947, et plus particulièrement de ce qu’a dit le Président de l’AMA (American Moto Association) au sujet des motards fauteurs de troubles… C’est depuis devenu culte dans le milieu et le 1% est devenu un signe de reconnaissance entre motards. CQFD ;-)  

Quelques dates si vous voulez féliciter Steve et tester le jeu :

En février Rencontre et parties grâce à l’invitation du magasin Troll 2 Jeu de Charleroi (8 mars)
En mars à Eclipse 12 à Rennes (F), 
en avril Croisade d’Unnord à Lille (F),
en fin avril Castel des Trolls à Anthisnes (B), 
en juin La lice ludique 3 à Marseille (F),
en août au RPGers à Plaisance du Gers (F),
en septembre La Convention du Fantastique à Perpignan (F),
en octobre à Octogones 5 Lyon (F) (à confirmer)

Et pour la sortie du livre rendez-vous chez Philibert à Strasbourg et au Troll 2 jeu de Charleroi.

 

 

Après une absence un peu (beaucoup) trop longue à mon goût, revoilà votre serviteur avec plein de nouvelles dans sa besace !

La première et non des moindres, c’est celle-ci : le monde du jeu est bien vivant en Franche-Comté et sa capitale, Besançon peut désormais s’enorgueillir d’accueillir désormais elle aussi sa convention. 

En effet, après celle devenue rituelle du Troll Penché (la 20ème était organisée le weekend dernier par l’association des étudiants de l’UTBM), les rôlistes de la région vont pouvoir venir goûter aux joies du jeu en conv’ du côté de St Ferjeux les 19 et 20 avril prochains.

Cette toute nouvelle convention s’appelle Jeux en Boucle.

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Le programme est loin d’être bouclé mais promet d’excellents moments comme vous pourrez en juger sur leur page Facebook. De même, si vous souhaitez vous inscrire pour animer une table, poser des questions aux organisateurs, profitez de leur forum pour contacter la Ligue des Stratèges, l’un des organisateurs.

Et si c’est plutôt le plateau qui vous intéresse, vous ne resterez pas non plus sur votre faim !

Alors sortez vos dés, et venez à Besançon !

Plus de nouvelles quand j’en aurai😉